1er Octobre 2026
Hôtel Ledger, Bangui, République centrafricaine
Financer les champions économiques de la CEMAC et de la République centrafricaine : de la dette bancaire au capital patient
De Bangui à l’ensemble de la CEMAC, la bataille du développement se joue désormais sur la capacité à financer des entreprises capables de croître, d’exporter et de créer des emplois durables. Or, entre liquidité dormante, rareté du capital patient et faiblesse des passerelles entre banques, investisseurs et marchés, trop peu d’acteurs franchissent le cap de l’industrialisation. Cette keynote mettra en lumière les solutions permettant d’aller du prêt bancaire au financement structuré, puis au capital de croissance, pour accompagner les futurs champions de la République centrafricaine et de la sous-région.
Pour une nouvelle architecture de financement de l’économie centrafricaine : repenser la synergie entre les acteurs bancaires, marchés financiers, mécanismes de garantie et capitaux internationaux pour accélérer la transformation structurelle
Repenser le financement de l’économie centrafricaine ne consiste plus à accroître marginalement le crédit, mais à refonder la chaîne complète d’allocation du capital. Entre banques, marchés, garanties, capital patient et bailleurs, le défi est désormais de bâtir une architecture capable d’orienter le financement vers les secteurs qui transforment réellement les économies. Dans une région confrontée à une faible inclusion financière, à la vulnérabilité souveraine et à des marchés encore peu profonds, cette recomposition devient une condition de résilience et de transformation économique.
Renforcer la résilience du secteur bancaire face aux chocs économiques : quelles réponses aux nouvelles exigences prudentielles ?
À l’heure où les banques d’Afrique centrale doivent concilier résilience bilancielle, conformité prudentielle et impératif de financement productif, cette keynote ouvrira une réflexion stratégique sur les nouveaux équilibres du secteur. Elle examinera les réponses à apporter en matière de capital, de gestion des risques, de supervision intégrée et d’adaptation aux mutations technologiques.
Inclusion financière, services digitaux et proximité territoriale : construire des écosystèmes attractifs, tenir la promesse du dernier kilomètre
Alors que la BEAC ambitionne de porter l’inclusion financière régionale à 75% d’ici 2032, la question centrale est celle du passage à l’échelle des services financiers digitaux dans les zones encore peu desservies. Ce panel analysera les conditions de succès d’une inclusion de proximité : interopérabilité, mobile money, réseaux d’agents, produits adaptés aux usages locaux et meilleure articulation entre banques, fintechs, IMF et opérateurs télécoms.
Comment l’intelligence artificielle peut-elle améliorer l’efficacité des acteurs bancaires et financiers sans exclure les plus vulnérables ?
Dans une Afrique centrale où l’inclusion financière reste inachevée, l’intelligence artificielle peut devenir un levier décisif d’efficacité bancaire, de réduction des coûts et d’élargissement de l’accès au crédit, à condition de ne pas reproduire les fractures existantes entre centres urbains et territoires mal desservis. Cette keynote explorera comment les banques, fintechs et régulateurs peuvent mobiliser l’IA pour améliorer le scoring, la relation client, la conformité et la gestion des risques, tout en protégeant les populations vulnérables, les clients faiblement documentés et les acteurs de l’informel.
Finance climatique et marchés obligataires : comment construire l'arsenal africain de la finance durable en Afrique centrale ?
L'Afrique a représenté moins de 1% des émissions mondiales d'obligations vertes, sociales et durables en 2024, avec un volume en net recul, alors que la CEMAC reste exposée à des chocs climatiques croissants — inondations, sécheresses, pertes agricoles — sans disposer d'instruments de marché à la hauteur du risque. Ce panel réunira régulateurs, banques de développement, marchés financiers régionaux et investisseurs pour examiner comment structurer des obligations vertes, des debt-for-nature swaps et des pools de risques régionaux mutualisés, à l'image de l'African Risk Capacity ou du Fonds de solidarité climatique marocain.
Financer les PME et le secteur informel : concevoir des produits financiers adaptés aux réalités locales pour libérer l’emploi
Face à la faiblesse de la bancarisation, au poids du secteur informel et au déficit de garanties, cette masterclass présentera des modèles et outils de financement ancrés dans les données, les usages digitaux et les chaînes de valeur locales.
Intelligence artificelle, cybersécurité et confiance numérique : protéger les usagers et le système financier et bancaire
À l’heure où l’intelligence artificielle, la digitalisation des paiements et l’essor des fintechs redessinent la finance mondiale, cette masterclass décrypte les nouveaux risques cyber, les enjeux de protection des données et les conditions d’une confiance numérique durable pour les banques, les régulateurs et les usagers
Assurance en Afrique centrale : franchir le cap de la pénétration, du paramétrique à l'inclusion massive
Avec des taux de pénétration parmi les plus faibles au monde — moins de 2,4% en vie et 1,1% en non-vie sur le continent — l'assurance en Afrique centrale reste largement sous-développée, laissant des millions de ménages, d'agriculteurs et d'entreprises sans protection face aux chocs sanitaires, climatiques et économiques. Cette session permettra d’identifier les réformes réglementaires et les innovations de distribution capables de faire changer d'échelle le secteur en zone CEMAC.
Financer le logement abordable en Afrique centrale : épargne, diaspora et nouveaux instruments de crédit
Dans une sous-région où le déficit de logements abordables reste élevé et où les mécanismes de crédit immobilier demeurent peu profonds, cette masterclass explorera les instruments susceptibles de changer d'échelle : refinancement hypothécaire, fonds de garantie, mobilisation de l'épargne longue et des transferts de la diaspora, bancassurance, partenariats public-privé et dispositifs ciblés. L'objectif est de structurer une véritable chaîne de financement de l'habitat, du foncier à l'acquéreur final, en s'appuyant sur les flux de la diaspora comme relais complémentaire de l'épargne domestique.
Femmes, gouvernance et leadership financier : combler les angles morts de l'inclusion économique en Afrique centrale
En zone CEMAC, les femmes dirigeantes restent largement minoritaires à la tête des banques, assurances et institutions financières, tandis que l'accès des femmes entrepreneures au crédit demeure freiné par l'insuffisance des garanties et la faible représentation dans les réseaux de financement. Ce panel réunira dirigeantes de banques, régulateurs et institutions de développement pour examiner comment renforcer la parité en gouvernance, la progression de carrière et l'accès des femmes au crédit, en s'appuyant sur des modèles réussis comme les quotas imposés par certaines banques centrales africaines.
Microfinance en Afrique centrale : la mobilisation de l'épargne comme nouveau levier de pérennité
En Afrique, plus de 70% des institutions de microfinance proposent déjà l'épargne comme service financier clé, mais de nombreuses IMF de la CEMAC restent dépendantes de l'endettement externe, avec des ratios épargne-crédit souvent inférieurs à 50%. Cette keynote interrogera comment transformer cette culture d'épargne déjà ancrée — y compris via les mécanismes informels comme les tontines — en un véritable levier de refinancement durable pour les IMF de la sous-région. L'enjeu est de réduire la dépendance aux financements externes volatils en digitalisant la collecte et en renforçant la confiance des déposants, condition clé de pérennité pour un secteur encore fragile.
2 Octobre 2026
Hôtel Ledger, Bangui, République centrafricaine
Finance, innovation et transformation économique : construire les institutions financières de demain en Afrique centrale
À un moment charnière où l’intelligence artificielle, les fintechs et les nouveaux modèles de paiement bouleversent les équilibres du secteur financier mondial, cette keynote introductive tracera les contours de la banque africaine de demain : plus agile, plus inclusive, et capable de financer durablement la transformation économique de l’Afrique centrale.
Quelle vision pour la banque africaine de demain en Afrique centrale ? Attractivité financière, résilience et souveraineté économique de la CEMAC à l’horizon 2035
Ce dialogue de haut niveau réunit les hauts décideurs financiers, bancaires et institutionnels de la région autour de la vision de la banque de demain en Afrique centrale. Il examine les leviers pour renforcer l’attractivité financière de la CEMAC, diversifier les instruments de financement et consolider la résilience du système bancaire régional face aux chocs économiques et technologiques. L’objectif est de poser les bases d’un modèle bancaire plus souverain, plus inclusif et davantage tourné vers le financement de la transformation structurelle des économies de la sous-région à l’horizon 2035.
L’Afrique centrale dans l’architecture financière mondiale : quelles solutions pour la réforme des institutions internationales ?
Face à une dette africaine croissante et à une sous-représentation persistante dans les
institutions de Bretton Woods, cette keynote explore les leviers de réforme de l'architecture
financière mondiale : réaffectation des DTS, gouvernance du FMI et de la Banque mondiale, et
voix collective africaine. L'intervenant proposera des pistes opérationnelles pour transformer
les Droits de Tirage Spéciaux en instruments d'investissement au service des banques de
développement régionales.
Questions clés :
Financement des PME, des chaînes de valeur et des projets structurants : quels leviers pour accélérer la transformation économique de la CEMAC ?
Alors que le crédit bancaire dans la CEMAC s'est contracté de plus de 20% au premier trimestre 2026 et que le taux d'intérêt effectif appliqué aux PME a plus que doublé en un an, ce panel interroge les leviers concrets pour desserrer l'étau du financement des entreprises. Il explorera comment articuler crédit bancaire, garanties, capital-investissement et instruments de marché pour construire un continuum de financement accessible aux PME, aux chaînes de valeur agricoles et industrielles, et aux projets structurants régionaux.
Créances douteuses en zone CEMAC : comment restaurer la capacité de prêt des banques ?
Les créances en souffrance représentent environ 16% de l'encours de crédit en zone CEMAC fin 2025, soit près de 2 500 milliards de FCFA (4,45 milliards de dollars), un niveau plus de trois fois supérieur à la norme prudentielle internationale de 5%. Cette Keynote examinera comment régulateurs, banques et investisseurs peuvent restaurer la capacité de prêt du secteur.
Financement du commerce intra-africain : Bâtir une infrastructure financière robuste et intégrée pour accompagner l’intégration sous-régionale et continentale ?
Le commerce intra-africain reste largement dominé par des acteurs internationaux, faute de réserves de change suffisantes et de notations de crédit robustes pour les banques locales de la CEMAC. Ce panel interroge la capacité des institutions financières régionales à s'appuyer sur le PAPSS, la ZLECAF et l'AELP pour bâtir une infrastructure de paiement et de compensation véritablement intégrée. Il éclairera les conditions d'une souveraineté financière accrue : gouvernance renforcée, digitalisation des flux et coopération entre banques centrales de la sous-région.
Finance structurée et innovation financière : quels rôles stratégiques pour les sukuk, les fonds souverains, la bancassurance et le trade finance ?
Cette keynote examinera comment les sukuk, la bancassurance et le trade finance peuvent élargir la palette des instruments disponibles pour financer l’économie réelle, ainsi que les conditions réglementaires, prudentielles et de marché nécessaires pour faire émerger des solutions plus adaptées aux besoins des banques, des assureurs, des investisseurs et des opérateurs économiques.
Invest in Central African Republic : comment transformer le potentiel centrafricain en projets bancables ?
La République centrafricaine amorce un tournant : sortie progressive de l'isolement financier, levée de l'embargo sur le diamant, lancement d'un Plan national de développement de 12 milliards de dollars et volonté affirmée de transformer un potentiel minier, agricole et énergétique considérable en projets bancables. Cette session offre aux investisseurs, bailleurs et partenaires techniques une lecture directe des opportunités, des réformes en cours et des garanties apportées par l'État et les institutions régionales.
Préparer sa banque aux transitions de demain : open finance, interopérabilité PAPSS, conformité transfrontalière et stratégie de relation investisseurs
L’adhésion récente de la BEAC au Pan-African Payment and Settlement System (PAPSS), annoncée en juillet 2026, ouvre un nouveau corridor de paiement instantané en monnaies locales entre la CEMAC et 28 pays africains, connectant plus de 190 banques et fintechs. Cette avancée majeure intervient alors que la BEAC a fixé un cap ambitieux de 75% d'inclusion financière à l'horizon 2032, contre 32% en 2021, et que l'agenda opérationnel des Bangui Financial Days doit désormais donner corps à cette transition. Parallèlement, la Commission Bancaire de l'Afrique Centrale (COBAC) et le Groupe d'Action contre le Blanchiment d'Argent en Afrique Centrale (GABAC) renforcent leurs exigences prudentielles et de conformité LBC/FT, dans un contexte où l'IA générative, les fintechs et les nouveaux modèles de paiement bouleversent les équilibres du secteur financier. Pour les institutions financières de la CEMAC, la question n'est plus de savoir si ces transitions arriveront, mais comment s'y préparer opérationnellement, sans subir de rupture de conformité, de perte de confiance des investisseurs ou de retard concurrentiel face aux acteurs plus digitalisés d'Afrique de l'Ouest et d'Afrique de l'Est.
Blended finance et marchés de capitaux : structurer le continuum crédit-marché en zone CEMAC
Le déficit de véhicules de financement mixte et la faible profondeur de la BVMAC — qui compte moins d'une dizaine de sociétés cotées, contre plus de 300 à la Bourse Régionale des Valeurs Mobilières (BRVM) d'Afrique de l'Ouest — traduisent une même absence de continuum entre capitaux concessionnels, investissement privé et marché de capitaux. Alors que moins de 10% des sorties de private equity en Afrique passent par une introduction en bourse, cette session se concentre précisément sur le moment de bascule entre financement mixte et préparation à la cotation.
Synthèse des travaux
Déclaration de Bangui sur la transformation du secteur financier de la CEMAC
3 Octobre 2026
Hôtel Ledger, Bangui, République centrafricaine
Assemblée Générale de la FAPEC
Rencontres d’affaires BtoB / BFD Business Meet’up (Matchmaking investisseurs & porteurs de projets)
Découvrez les innovations, les opportunités d’investissement et contribuez à la transformation économique et financière du pays.
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